L’engagement politique des femmes burkinabè depuis 2000, entre avancées juridiques et faible pouvoir décisionnel
Depuis le début des années 2000, la question de la participation des femmes à la vie politique au Burkina Faso s’impose comme un enjeu majeur de gouvernance et de développement. Bien que des progrès notables aient été enregistrés sur le plan juridique et institutionnel, la représentativité des femmes dans les instances de décision demeure globalement faible. Avant l’adoption de la loi sur le quota genre en 2009, la présence des femmes dans les instances politiques était particulièrement marginale. Dans les années 2000, leur représentation dans les institutions nationales et locales restait souvent inférieure à 10 %, traduisant une quasi-exclusion des sphères décisionnelles. Les femmes étaient très peu visibles dans les postes électifs et encore moins dans les fonctions de responsabilité. Un tournant s’opère en 2009 avec l’adoption de la loi n°010-2009/AN du 16 avril 2009, instaurant un quota de 30 % de candidatures de l’un ou l’autre sexe aux élections législatives et municipales. À ce...



